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Comment créer son entreprise en 2024 ? Les étapes
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Qui sommes-nous
Numbr c’est d’abord une aventure entrepreneuriale, une dizaine de cabinets situés partout en France. Entrés dans le monde de l’expertise comptable il y a plusieurs années nous avons très vite réalisé qu’il était temps de faire bouger la profession.
Nous avons donc imaginé de nouvelles manières d’interagir avec nos clients, de nouvelles manières de les accompagner ainsi que de nouveaux outils pour leur simplifier la vie. Mais avant tout, nous leur proposons une offre complète pour démarrer dans la vie entrepreneuriale. Un accompagnement à la création d’entreprise, un suivi quotidien de la comptabilité de l’entreprise (bilan, compte de résultat, tva…) et du conseil pour accompagner la croissance.
Dernière mise à jour le 1 avril 2026
Article mis à jour en 2026. Les taux et seuils mentionnés dans cet article sont ceux en vigueur au 1er janvier 2026. Certains paramètres (cotisations sociales, seuils fiscaux) évoluent chaque année : pensez à les vérifier sur urssaf.fr et impots.gouv.fr avant de prendre vos décisions.
Vous êtes prêts à vous lancer en freelance, vous avez défini votre offre, vous avez préparé votre business plan, vous avez peut-être même déjà un client… ! Il vous faut désormais créer un statut professionnel pour pouvoir pratiquer votre activité, arrive alors la question du choix de la forme juridique.
Comment ne pas se tromper dans son choix de statut juridique ?
La forme juridique que vous allez choisir sera déterminante sur plusieurs aspects :
Le choix de la forme juridique ne peut donc pas être pris à la légère. De plus attention aux on-dits, aux « Fais ça ! J’ai un pote qui l’a fait et ça marche super !” Le choix du statut juridique est avant tout
un choix personnel qui doit être fait en fonction de vos attentes personnelles et objectifs pour ce projet.
Il faut bien comprendre le fonctionnement de ces formes juridiques pour trouver LA forme adaptée à vos ambitions et besoins.
C’est pourquoi nous proposons cet article pour vous faire un topo sur ces formes juridiques. On y va crescendo sur la complexité des formes en partant de la Microentreprise puis, entreprise individuelle et nous terminerons sur les formes de société SASU/SAS EURL/SARL.
La micro entreprise
D’un point de vue juridique :
C’est LA forme la plus simple, en effet pour créer/modifier/fermer votre micro entreprise tout se passe en ligne, sur le guichet unique de l’INPI, sans aucun frais !
Pour bénéficier de ce statut, vous ne devez pas dépasser certains seuils de chiffre d’affaires annuel. En 2025, ces plafonds sont :
Attention, il faut proratiser ces seuils si vous démarrez votre activité en cours d’année.
D’un point de vue social :
En micro-entreprise, vous avez le statut de Travailleur Non Salarié (TNS). Vos cotisations sociales sont calculées directement sur votre chiffre d’affaires, aux taux suivants en 2025 :
Ces taux évoluent chaque année. Vérifiez-les sur urssaf.fr au moment de votre création.
Ces cotisations vous couvrent pour la santé, la prévoyance et la retraite. Attention cependant : le niveau de protection reste inférieur à celui d’un salarié, en raison de taux de cotisation plus faibles. Des contrats auprès d’assureurs privés peuvent vous permettre de compléter cette couverture.
Astuce :
Si vous remplissez certaines conditions (être demandeur d’emploi, bénéficiaire de minima sociaux, ou d’autres critères spécifiques), vous pouvez bénéficier de l’ACRE, qui permet une exonération partielle de cotisations sociales pendant vos 12 premiers mois d’activité. L’ACRE n’est pas automatique : vous devez en faire la demande dans les 45 jours suivant la création de votre activité. Renseignez-vous sur votre éligibilité avant de vous lancer.
D’un point de vue fiscal :
Vos revenus issus de votre chiffre d’affaires sont à déclarer dans votre déclaration d’impôt sur le revenu. Vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire sur votre base imposable :
Exemple : vous réalisez 10 000 € de CA en tant que consultant (BNC). La base imposable sera de 10 000 € × (1 – 34%) = 6 600 €.
Le versement libératoire : si votre revenu fiscal de référence de l’année N-2 est inférieur à certains seuils (indexés chaque année sur le PASS — vérifiez les montants en vigueur sur impots.gouv.fr), vous pouvez opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Vous réglez alors l’impôt en même temps que vos cotisations, à un taux fixe :
L’entreprise Individuelle
A mi-chemin entre la micro entreprise et les sociétés, l’entreprise individuelle peut être un bon compromis
Du point de vue juridique :
Les démarches de création (et de fermeture) restent simples : tout passe désormais par le guichet unique de l’INPI. En revanche, à la fin de chaque exercice, vous devrez établir une déclaration de résultat (formulaire 2035 pour les BNC, 2031 pour les BIC). Il est souvent utile de se faire accompagner par un expert-comptable pour cette étape.
Depuis la loi du 14 février 2022, le patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel est automatiquement protégé des créanciers professionnels, sans aucune démarche préalable. Vos biens personnels (résidence principale, épargne, etc.) ne peuvent pas être saisis pour régler les dettes de votre activité professionnelle. C’est un changement majeur qui simplifie considérablement ce statut.
D’un point de vue social :
Vous avez un statut de Travailleur Non Salariés (TNS) le taux de cotisation sociale est d’environ 45%, calculé sur votre bénéfice (CA – charges professionnelles réelles).
Du point de vue fiscal
L’EI est soumise à l’impôt sur le revenu au régime réel : votre bénéfice imposable = chiffre d’affaires – charges professionnelles déductibles réelles. Ce bénéfice est intégré à votre déclaration de revenus et imposé au barème progressif.
Contrairement à la micro-entreprise, vous pouvez ici déduire vos charges pour leur montant réel (matériel, déplacements, loyer d’un bureau, etc.), ce qui peut être très avantageux si vous avez des dépenses professionnelles significatives.
Note : La majoration du bénéfice imposable en l’absence d’Association de Gestion Agréée (AGA) ou de visa fiscal d’expert-comptable a été définitivement supprimée à compter de l’imposition des revenus 2023. Vous n’avez donc plus d’obligation de souscrire à une AGA pour éviter cette pénalité.
Les formes de sociétés : SASU/SAS EURL/SARL
On parle maintenant de société, soit un niveau de complexité d’un point de vue réglementaire, fiscal, comptable etc… plus important
D’un point de vue juridique :
Créer une société implique : la rédaction de statuts, le dépôt d’un capital, des formulaires officiels, une annonce légale dans un journal habilité, et l’enregistrement au guichet unique de l’INPI. La rédaction des statuts est une étape clé : ce sont eux qui définissent les règles de fonctionnement de votre société. Ne la négligez pas, faites-vous accompagner par un expert-comptable ou un avocat.
La création d’une société n’est donc pas totalement gratuite, au minimum vous devrez payer les frais d’enregistrement au greffe ainsi que l’annonce légale.
En société, chaque changement sur les statuts, le Kbis nécessitent des formalités juridiques, enregistrer le changement auprès du greffe, du CFE (Centre des Formalités des Entreprises). Le non-respect de ces obligations vous expose à des sanctions, c’est pourquoi en société même s’il n’y a aucune obligation légale à le faire il vaut mieux être accompagné par un expert-comptable qui saura faire ces démarches à votre place.
Chaque année, après le bilan comptable, les sociétés ont l’obligation de faire enregistrer auprès du greffe leurs comptes annuels avec le juridique annuel associé.
Le fonctionnement d’une société à l’IS (peu importe sa forme)
Le calcul du résultat d’une société soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) fonctionne comme suit :
Chiffre d’affaires – frais professionnels – rémunération – cotisations sociales
= Bénéfice Brut – impôt sur les sociétés = Bénéfice Net
Le Chiffre d’affaires, est la somme des factures clients hors taxes (sans TVA), on en déduit les frais professionnels que vous avez eu pour le développement de votre activité, la rémunération que vous souhaitez vous verser ainsi que les cotisations sociales associées afin d’obtenir le bénéfice brut de la société.
C’est sur ce bénéfice qu’est calculé l’impôt société. Ce dernier fonctionne par tranche 15% jusqu’à 42 500€ de résultat imposable puis 25% pour les sommes supérieures
Une fois l’IS déduit on obtient le Bénéfice Net, c’est ce montant qui est récupérable en dividendes.
Les différences SASU/EURL :
Le régime social :
Le régime social est la principale différence entre ces statuts. En SASU (idem en SAS) vous bénéficierez d’un régime d’assimilé salarié avec un niveau de protection social équivalent à celui d’un salarié cadre dans le secteur privé. Un tel niveau de protection entraîne forcément des coups plus importants, avec un taux de cotisation sociale d’environ 75% du net versé (vous souhaitez vous verser 1 000€ net ça coûtera à votre société 1 750€). En tant qu’assimilé salarié, vous aurez tous les mois un bulletin de salaire, et le versement des cotisations sociales se fait le mois qui suit la prise de salaire
En EURL (idem gérant majoritaire en SARL) vous serez Travailleur Non Salarié (TNS), avec un taux de cotisation sociales d’environ 45% du net versé. Avec ce taux plus faible votre niveau de protection est également moins important, mais ceci peut totalement se rééquilibrer par la souscription de contrats (ex madelin) avec des assureurs qui sont déductibles des charges de votre société et qui vous permettront de mieux valoriser vos cotisations de retraite de prévoyance et/ou de santé.
Avec cette forme juridique il n’y aura pas de bulletin de salaire, la rémunération est déclarée aux organismes sociaux via une DSI (Déclaration Sociale des Indépendants) en N+1 (la DSI sur la rémunération 2020 est faite au printemps 2021), ainsi les cotisations sociales sur cette rémunération ne sont versé que quasiment un an après l’avoir perçu = Une grande attention doit être apportée sur ce point afin de provisionner ces cotisations sociales et ne pas se retrouver en difficulté de trésorerie au moment de les verser !
Le traitement des dividendes :
En SASU les dividendes sont des revenus capitaux mobiliers et sont imposés comme tel, soit au régime de droit commun avec la Flat Tax à 31,4% d’imposition (dont, 12,8% d’IR + 18,6% de prélèvements sociaux CSG/CRDS), soit sur option, la possibilité d’opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu ce qui permet de bénéficier d’un abattement de 40% sur la somme des dividendes imposables.
En EURL, les dividendes sont considérés comme de la rémunération par les organismes sociaux. Les dividendes devront être imposés à la Flat Tax pour la partie fiscale mais seront également soumis aux cotisations sociales au même titre que les rémunérations.
Ce qui nous permets de dessiner deux schémas pour “optimiser” ces formes de sociétés :
En SASU, on favorise la prise de dividendes avec une rémunération minimale voir nulle ; Alors qu’en EURL on récupérera davantage de rémunération et un minimum voir aucuns dividendes.
Bien évidemment, cette traduction légale fiscale et sociale du fonctionnement de ces formes juridiques doit être adaptée à votre situation personnelle, à vos besoins personnels et aux ambitions de votre société.
Si vous n’avez pas de revenu soumis à cotisations sociales et que vous vous versez uniquement des dividendes vous n’aurez pas de protection sociale donc un minimum santé mais vous ne valider pas votre trimestre de retraite, vous n’avez pas de prévoyance en cas d’accident, de plus vous risquez de devoir verser la taxe PUMA sur vos dividendes…
Donc même quand on en a compris les grandes lignes, les formes de sociétés restent complexes d’autant que les réglementations peuvent changer. Ainsi je vous invite vivement à vous rapprocher d’experts dont c’est le métier de vous aiguiller sur la forme juridique qui vous correspondra.
Guide écrit par :
Nadia Issany- e
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Experte-comptable de métier au sein du cabinet comptable Numbr à Lyon, j'accompagne les entrepreneurs dans la bonne gestion de leur comptabilité.