Créer son entreprise à Nantes permet de bénéficier d’une réelle émulation autour de l’entrepreneuriat. C’est tant mieux ! En effet, endosser le rôle de chef d’entreprise implique d’être multi-casquette et de mener de front les formalités administratives, juridiques, financières, marketing, etc.. Certains entrepreneurs se noient sous les différentes tâches et n’arrivent pas à tout gérer ! Malheureusement pour eux, les conséquences d’un manque de gestion d’une entreprise peuvent être conséquentes. Heureusement, d’autres arrivent à s’organiser ! Ce ne serait pas qu’une question de tempérament. En effet, tous s’accordent en tous cas à dire que gérer un projet d’entreprise nécessite d’être organisé. Rien ne doit être oublié ou décidé au hasard – on pense notamment au choix du statut juridique. Vous devez respecter différentes étapes à cette fin.

Parce qu’il est peut-être temps de vous atteler à ces différentes démarches, nous vous livrons les sept étapes-clés pour mener votre projet de création d’une société à Paris.

 

Réaliser un business plan :

 

Le business plan est un document – évolutif et capital – qui suivra l’entrepreneur tout au long du lancement de son entreprise. Il lui permet de vendre son projet aux différents interlocuteurs. C’est un fil rouge qui comprend généralement les quatre pans complémentaires suivants :

  • Une étude de marché qui sera le fruit de recherches approfondies à propos des tendances actuelles et futures du marché du produit ou service auquel vous vous adressez. Il s’agit en pratique d’étudier le marché sous toutes les formes possibles d’évolution : quantité, qualité, évolution des prix, des réseaux de distribution et de la réglementation.
  • Une analyse de la concurrence qui sera issue d’un vrai travail de fouille ! Gardez en tête que vos concurrents peuvent faire grandir votre projet ! A cet effet, vous devez collecter un maximum d’informations afin de préciser votre avantage concurrentiel. Cela peut concerner leurs modes de production, leurs pratiques d’approvisionnement, leurs argumentaires commerciaux, etc.
  • Une étude de la clientèle vous permettra d’appréhender vos futurs clients en fonction de critères définis et différenciés : catégories de catégorie socio-professionnelles, revenus moyens et budgets alloués, habitudes de consommation, etc.
  • Votre stratégie de développement marquera l’aboutissement de votre business plan. C’est une partie dont l’argumentaire se déduit des trois parties précédemment évoquées. Gardez en tête que pour convaincre ses interlocuteurs, il faut être soi-même convaincu de son projet et être capable de projeter votre idée dans le futur.

 

Choisir un statut juridique :


Le choix du statut juridique est une étape cruciale. Différentes questions vous permettront de choisir
votre structure juridique :

– Est-ce que je me lance seul ou avec des associés ?

– Quelle est l’ampleur de mon projet ?

– Est-ce que je me lance en tant que micro-entrepreneur dans un premier temps avant de voir si ça marche ?

– Dois-je mettre à l’abri mon patrimoine personnel ?

– Quel statut social dois-je privilégier ? À cette question, la réponse dépend de nombreux paramètres tant les statuts sont divers et variés : dirigeant-salarié, travailleur non salarié, salarié d’une société de portage salarial ?

Chaque statut comporte son lot d’avantages et d’inconvénients. Le dirigeant salarié aura ainsi droit à une protection sociale. Il pourra donc accumuler des cotisations sociales pour sa retraite et avoir droit aux allocations chômage en cas de problème.

Vous pouvez aussi lancer rester salarié et lancer votre micro-entreprise pour voir si cela fonctionne dans un premier temps avant de vous jeter dans le grand bain ! C’est possible sous conditions et de nombreux freelance optent pour cette solution.

– Quel régime fiscal sera le plus adapté à ma situation ? En fonction de mon statut social, vous êtes assujetti à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu ? Quel est l’intérêt de choisir l’une ou l’autre solution ?

– Mon activité est-elle réglementée ?

 

Établir un siège social :

 

Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour établir la domiciliation de votre société :

– Dans un local commercial : Le propriétaire garantit au preneur au moins neuf ans de bail. À l’issue de cette période, le bail est renouvelé pour une durée au moins égale.

– Au domicile du représentant légal : Si aucune disposition législative ou contractuelle ne s’y oppose, vous pouvez domicilier votre société chez vous et bien vérifier que votre contrat d’assurance le permet.

– Auprès d’une société de domiciliation par le biais d’un espace de coworking ou d’un centre d’affaires.

– Certains incubateurs peuvent offrir aux porteurs de projets sélectionnés la domiciliation pendant les premiers mois suivant la création. La liste des incubateurs à Paris est disponible sur le site de Paris.fr.

 

Fixer le montant du capital social :

 

Suivant le type de société choisi , le capital social peut représenter un indicateur de la capacité financière de la société. En effet, c’est le capital qui permet de payer les investissements de départ et les frais de l’entreprise, jusqu’à ce que les rentrées d’argent soient suffisantes pour lui permettre de vivre. D’autre part, le montant du capital peut avoir un effet psychologique sur les clients et fournisseurs. Son montant est statutairement précisé et dépend de votre patrimoine et de l’éventualité d’un prêt bancaire.

Dans le cas d’une SARL, le capital social est librement fixé par les associés et le montant minimum est de 1 euro depuis la loi Dutreil. On retient que 20 % des apports en espèces sont versés obligatoirement au moment de la constitution, le solde restant sera obligatoirement libéré dans les cinq ans.

 

Travailler l’image de votre entreprise :

 

Un produit ou service doit être rattaché à une marque. Elle représente votre empreinte sur le marché et doit marquer les esprits des
consommateurs. Elle sera issue d’un vrai travail de création – si besoin se faire aider par un graphiste – correspondre à votre offre et être disponible. Ne négligez surtout pas la disponibilité juridique. Tant qu’il n’y a pas de confusion possible, vous pouvez reprendre le nom d’une marque ou d’un produit. Il ne doit pas appartenir à la même catégorie de service ou produit. Vous pouvez vous renseigner sur cette disponibilité sur le site de l’INPI. Par la suite, vous devrez protéger votre marque en la déposant auprès de ce même organisme.

 

S’atteler à des projections financières :

 

Des tableaux de projection vous permettront de visualiser la viabilité financière de votre projet de création d’entreprise. Cette analyse
quantitative mettra en exergue les grands équilibres de l’entreprise et prendra en compte les éventuelles aides de financements. Différentes approches sont complémentaires :

– Le plan de financement est un tableau qui met en balance les sommes disponibles et les charges attenantes. Il détermine donc le seuil de rentabilité. C’est un peu la balance qui en dit long puisqu’il s’agit de déterminer le niveau de chiffre d’affaires au-dessus duquel votre entreprise sera bénéficiaire.

– Le plan de trésorerie pointe mensuellement les entrées et sorties d’argent. Il est généralement établi tout au long des 18 premiers mois.

– Le compte de résultat présente les grands postes de charges d’une part – c’est-à-dire les dépenses hors investissement – et de produits d’autre part.

– Les prévisions financières vous permettront enfin de vous assurer d’une projection dans le futur concernant la rentabilité de votre projet de création. Ce tableau vous permet d’éviter de naviguer à vue et de faire des projections.

 

Rédiger les statuts et immatriculer l’entreprise :

 

Lorsque votre projet de création d’entreprise est prêt, vous devez le finaliser par la rédaction des statuts juridiques et pouvez faire appel à nos équipes !

L’enregistrement des statuts juridiques doit nécessairement avoir lieu dans le mois de leur signature et sera suivi – ou non selon le type de société – par la publication d’un avis de constitution dans un journal d’annonces légales.

S’ensuit par la suite le dépôt du dossier complet auprès du CFE, de la CCI dont vous dépendez et de la chambre de métiers puis du dépôt du dossier complet auprès du Greffe du tribunal de commerce.

 

Chaque étape-clé nécessite surtout d’être épaulé. Nos équipes sont formées et peuvent se targuer d’expériences abouties auprès de nombreux entrepreneurs… Elles sont disponibles pour vous aider à avancer dans votre projet entrepreneurial et notamment pour mettre au point votre business plan !