Un projet de création d’entreprise s’accompagne toujours de cette question : où trouver des fonds ? Que l’on soit créateur ou repreneur d’entreprise, pouvoir bénéficier d’aides financières est la plupart du temps une condition indispensable à la poursuite de son projet. A quels interlocuteurs faut-il s’adresser ? Quelles aides peut-on solliciter ? Cet article vous propose un tour d’horizon des aides et accompagnement à la création d’entreprise. Suivez le guide.

Les aides régionales

 

Le saviez-vous ? La région Aquitaine offre des subventions aux créateurs et repreneurs d’entreprise, sous certaines conditions. Elle subventionne ainsi, à hauteur de 25% maximum du besoin de financement, l’implantation régionale d’une entreprise permettant la création de 25 emplois minimum. Ce financement prend la forme de prêts ou d’avances. Si vous êtes un repreneur d’entreprise, la région Aquitaine propose également un accompagnement personnalisé et des formations.

 

Nouvelle Aquitaine Amorçage est un dispositif qui permet aux créateurs d’entreprises innovantes de bénéficier d’un prêt d’honneur d’un montant situé entre 15 000 et 30 000 euros. Si vous avez pour projet de reprendre une très petite entreprise commerciale ou artisanale, Aquitaine Pré-Garantie se propose quant à elle de garantir 70% des prêts bancaires d’un montant maximum de 100 000 euros.

 

Enfin, Aquitaine Création Investissement (ACI) soutient les créateurs et repreneurs d’entreprise dans les secteurs de l’industrie et de
l’innovation. L’aide financière proposée par l’organisme est réservée aux sociétés de capitaux (SA ou SAS), et elle est conditionnée à une prise de participation dans l’entreprise. Cette participation peut atteindre jusqu’à 1 500 000 euros.

Les aides financières à la création d’entreprise

  • L’une des plus importantes est le prêt NACRE (Nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d’entreprise), qui consiste en un dispositif pour aider et accompagner les créateurs d’entreprises. L’aide se divise en trois aspects : l’aide au montage du projet, l’aide au financement (notamment via l’obtention d’un prêt à taux zéro) et un accompagnement au développement de l’entreprise, dans les 3 années suivant sa création.

  • La Banque Publique d’Investissement (BPI) peut également, dans certaines conditions, proposer aux entrepreneurs des garanties ou des prêts à taux préférentiel : il en va ainsi du prêt numérique ou du prêt innovation.

  • L’ADIE propose des micro-crédits pour la création et le développement d’entreprises aux publics éloignés de la vie économique. L’association soutient et accompagne l’entrepreneur dans le développement de son projet, et l’informe sur les aides existantes et les démarches à effectuer. Le prêt ADIE, qui peut atteindre jusqu’à 10 000 euros, est cumulable avec toute autre subvention ou prêt d’honneur accordé pour la création d’entreprise, mais il ne peut être cumulé avec un prêt bancaire classique. A savoir : l’ADIE peut intervenir en complément sous la forme d’un prêt d’honneur à taux 0%, à hauteur de 3 000 € maximum.

  • Enfin, si vous êtes une femme, sachez que des aides spécifiques vous sont réservées. Ces aides peuvent être soit financières, soit
    logistiques (accompagnement à la création d’entreprise). Citons par exemple la garantie ÉGALITÉ femmes, dispositif mis en place par France Active. Celui-ci permet de faciliter l’accès au crédit bancaire des entrepreneuses. On peut également mentionner le prêt d’honneur Initiative France, accordé sans intérêts par le réseau Initiative France. Il permet aux entrepreneuses de bénéficier de prêts d’honneur, en fonction de la nature du projet et des besoins en fonds propres. La moyenne nationale des prêts d’honneur accordés par le réseau Initiative s’élève à 9 700 €.

Les réseaux d’accompagnement

 

De nombreux réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise sont à votre disposition: les chambres de commerce et d’industrie (CCI), les boutiques de gestion (BGE), le réseau France initiative…

Ces réseaux se proposent d’accompagner les porteurs de projet et de leur fournir des formations (gestion d’entreprise, entrepreneuriat, marketing…). Ils peuvent également les mettre en relation avec des investisseurs ou des consultants.

Ces réseaux bénéficient généralement de branches locales d’accompagnement. Pour s’informer, une recherche sur Internet permet de les trouver facilement.

Enfin, il est possible de solliciter un accompagnement par un consultant ou un conseiller en création d’entreprise. Grâce à ce professionnel, l’entrepreneur pourra être accompagné et conseillé dans la mise en place et le développement de son activité.

 

Les experts-comptables

On y pense peu, et pourtant : les entrepreneurs peuvent se faire accompagner par un expert-comptable dans le cadre de leur projet de création d’entreprise ! En effet, l’expert-comptable est un professionnel qui dispose de solides compétences en matière de droit des affaires, de comptabilité et de fiscalité. Il peut donc vous conseiller sur :

  • la structure juridique la plus adaptée à votre entreprise ;

  • les démarches d’immatriculation ;

  • le prévisionnel financier ;

  • le démarrage et le développement de l’activité.

 

Les aides à la création d’entreprise pour les salariés et les demandeurs d’emploi

 

Si vous êtes demandeur d’emploi et que vous avez un projet de création ou de reprise d’entreprise, vous pouvez demander le versement de l’ARCE (Aide à la reprise ou à la création d’entreprise). Il s’agit d’une aide à la création d’entreprise, qui permet d’obtenir le versement en capital d’un pourcentage du restant de vos allocations chômage au moment de la création d’entreprise. Avec l’ARCE, Pôle Emploi vous verse 45% des allocations restantes, en deux fois.

En tant que demandeur d’emploi, vous pouvez également bénéficier de l’aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise (ACRE), qui consiste en une exonération de charges sociales (totale ou partielle) pendant un an.

Enfin, si vous êtes salarié et que vous souhaitez monter votre entreprise, vous pouvez bénéficier du congé pour création d’entreprise. Il s’agit d’une période de congé qui suspend le contrat de travail (sans le rompre) pendant un an renouvelable une fois. En cas d’échec du projet d’entreprise, il vous sera possible de réintégrer votre poste, ou un emploi similaire au sein de votre entreprise. Le congé pour création d’entreprise est ouvert aux salariés ayant au moins 2 ans d’ancienneté dans leur entreprise. La demande doit s’effectuer par lettre recommandée avec accusé de réception.