L’expertise comptable est, en France, l’un des secteurs professionnels les plus dynamiques. A la fin de leurs études d’expert-comptable, les jeunes diplômés s’insèrent très rapidement sur le marché du travail, preuve de cette vitalité qui ne semble pas montrer de signes d’affaiblissement.

En France, l’Ordre des experts-comptables dénombre 21 000 experts-comptables et 22 000 cabinets d’expertise-comptable, qui emploient 130 000 collaborateurs. A ces chiffres, il faut rajouter les 6000 experts-comptables stagiaires. Le chiffre d’affaires de la profession, en augmentation constante, s’élève aujourd’hui à 19 milliards d’euros.

Autant de chiffres qui prouvent que le secteur de l’expertise-comptable est au beau fixe. Mais quelles études supérieures faut-il suivre pour devenir expert-comptable ? Voici les informations à connaître.

Quel est le rôle de l’expert-comptable ?

Loin de n’exercer que la seule mission d’établissement des comptes annuels, pour laquelle on le connaît principalement, l’expert-comptable intervient à plusieurs niveaux et étapes de la vie d’une entreprise.

De manière globale, il intervient dans le processus de création et de gestion de l’entreprise. Il peut ainsi conseiller le chef d’entreprise sur
les formalités de création d’une entreprise, sur la forme juridique la plus adaptée à son projet, et sur le régime fiscal de la société. Il l’assiste également dans sa gestion à court et long terme en lui prodiguant des conseils stratégiques et en l’aidant à développer son activité.

Il réalise des missions comptables, qui constituent le cœur de son métier : établissement et certification des comptes, réalisation des écritures comptables et du bilan, audit des comptes annuels… Des missions accessoires peuvent venir s’ajouter, telles que l’établissement des déclarations fiscales, la rédaction des contrats de travail et l’établissement des bulletins de paie, la rédaction d’actes juridiques, la mise en place de tableaux de bord, etc.

Les experts-comptables interviennent autant dans les grandes entreprises que dans les TPE/PME, avec des missions dont l’étendue varie bien évidemment selon la taille de l’entreprise. Ainsi, il n’est pas rare que dans une petite entreprise, l’expert-comptable se charge de l’ensemble de la comptabilité, alors que ses missions seront plus “parcellisées” dans une grande structure.

Selon le site de l’Ordre, près de 2 millions d’entreprises en France font appel à des experts-comptables ou des cabinets d’expertise-comptable.

Quelles études pour devenir expert-comptable ?

Il faut compter 8 années d’études après le baccalauréat pour devenir expert-comptable. Ces 8 années se découpent comme suit :

  • Cinq années d’études jusqu’au Master 2,

  • Et 3 années de stage professionnel.

A l’issue de ce stage, le candidat ou la candidate pourra se présenter aux examens du DEC, ultime diplôme à obtenir pour devenir expert-comptable.

En tout, trois diplômes d’État permettent d’accéder au métier d’expert-comptable. Tout d’abord, le DCG (Diplôme de Comptabilité
et Gestion), qui se prépare en trois ans après le bac et qui confère un niveau Licence. Ensuite, le DSCG (Diplôme Supérieur de
Comptabilité et Gestion), qui est un diplôme d’Etat de niveau bac + 5 et qui confère le grade de master. L’obtention du DSCG est indispensable pour se présenter aux examens du DEC, qui sanctionne huit années d’études supérieures et ouvre l’accès à la profession d’expert-comptable.

Le DCG (Diplôme de Comptabilité et Gestion)

Il s’agit là de la première étape du cursus pour devenir expert-comptable.
Le DGC est un diplôme d’Etat de niveau licence (bac +3), qui s’adresse aussi bien aux bacheliers qu’aux étudiants titulaires d’un bac +2 ou 3.

Attention : un bac économique ou scientifique avec mention est recommandé, même si les bases sont reprises en première année de DCG. Mieux vaut, quoi qu’il en soit, aimer les chiffres et être persévérant pour réussir !

Il est possible de suivre le DCG en formation initiale ou bien en alternance. Le DCG peut être préparé en alternance dès la première année,
dans un Institut Universitaire de Technologie (IUT) ou dans un Institut d’Administration des Entreprises (IAE). L’alternance est une solution idéale pour découvrir le métier et ses spécificités, tout en bénéficiant d’enseignements théoriques.

Après l’obtention du DCG, il est possible de devenir assistant contrôleur de gestion, assistant comptable ou tout autre métier de la comptabilité et la finance à un niveau intermédiaire. Néanmoins, la majorité des titulaires du DCG poursuivent leurs études d’expert comptable à l’université ou en école de commerce.

Le DSCG (Diplôme Supérieur de Comptabilité et Gestion)

Le DSCG est un diplôme de niveau bac +5 accessible directement après un DCG, un Master universitaire ou un Master d’école de commerce. Il s’agit du seul diplôme qui permet de s’inscrire aux épreuves du DEC, ultime sésame pour devenir expert-comptable après 3 années de stage professionnel.

Ce cursus peut être suivi à l’université, dans un CFA, dans une école privée ou dans un centre de formation à distance. Au programme : des cours théoriques et des stages (ou une pratique professionnelle par le biais de l’alternance). Depuis la réforme de 2019, le programme du DSCG est davantage tourné vers la pratique et l’exercice du métier d’expert-comptable, dans un souci de répondre concrètement aux besoins du marché.

Le DEC (Diplôme d’expertise-comptable)

Le DEC est ouvert aux candidats titulaires du DSCG ou du Certificat d’Aptitude aux fonctions de commissaire aux comptes (CAFCAC) ayant effectué un stage de 3 années. Il comporte 3 épreuves :

  • Réglementation professionnelle et déontologie de l’expert-comptable et du commissaire aux comptes

  • Révision légale et contractuelle des comptes

  • Mémoire.

Une fois obtenu, l’examen final du DEC permet de devenir expert-comptable indépendant ou salarié, ou d’occuper en entreprise un poste de directeur comptable, responsable du contrôle de gestion, directeur administratif et financier (DAF), etc.

Quelles qualités faut-il avoir pour devenir expert-comptable ?

 

Contrairement à ce que l’on pense parfois, il n’est pas obligatoire d’être très bon en mathématiques pour devenir expert-comptable ! S’il est évidemment nécessaire d’être à l’aise avec les chiffres, il est plus important encore de faire preuve de sens logique et de rigueur.
L’expert-comptable a pour mission de traiter et de contrôler un nombre important de données financières : il doit donc faire preuve de minutie, de rigueur et de capacités d’analyse. Un bon esprit de synthèse lui permettra également de mener à bien ses missions et d’assister au mieux ses clients.

La profession nécessite également des qualités de rédaction et de communication. En effet, l’expert-comptable doit savoir délivrer des informations de manière intelligible et ne pas négliger l’importance du relationnel, étant amené à être en relation avec de nombreuses personnes.

Enfin, il est indispensable d’avoir une bonne résistance au stress et de savoir travailler sous pression, les échéances à respecter étant nombreuses dans ce secteur d’activité. Un certain sens de l’organisation et de la rigueur s’imposent donc comme deux qualités importantes pour un expert-comptable.