Créer son entreprise nécessite bien souvent un investissement initial pour financer les études de faisabilité du projet entrepreneurial, déposer un brevet, créer un site internet, etc. Bien que le prêt bancaire soit généralement l’un des modes de financement qui nous vient le premier à l’esprit, d’autres modes de financement sont également adaptés au financement d’une entreprise.

Nous vous présentons dans cet article les modes de financement alternatifs au traditionnel emprunt auprès d’une banque…

  1. Les prêts d’honneur

Le prêt d’honneur présente plusieurs avantages, car il s’agit :

  • d’un emprunt souscrit sans que vous ayez besoin d’apporter une caution personnelle ou une garantie financière ;

  • de sommes versées inscrites en tant que fonds propres pour l’entreprise ;

  • d’un prêt pouvant être conclu sans intérêt ;

  • d’une somme empruntée pouvant atteindre 90 000 €, si vous avez un projet de création d’entreprise innovant ;

  • d’un gage de crédibilité supplémentaire pour demander en complément un prêt bancaire.

Pour obtenir un prêt d’honneur, vous pouvez déposer un dossier de demande de prêt auprès de plusieurs organismes, tels que le Réseau entreprendre ou bien encore l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie).

  1. Le micro-crédit professionnel

Le micro-crédit professionnel est octroyé pour une création ou une reprise d’entreprise lorsque l’entrepreneur s’est vu refuser un prêt bancaire classique.

Ce type de financement permet d’obtenir un crédit d’un montant maximum de 10 000 €. De plus, pour obtenir un micro-crédit professionnel le futur chef d’entreprise doit pouvoir compter sur une personne garante à hauteur de 50 % de la somme empruntée.

Pour faire la demande d’un micro-crédit professionnel, un porteur de projet peut déposer sa demande auprès :

  • de l’Association pour le droit à l’initiative économique (ADIE) ;

  • d’organismes bancaires ;

  • de la chambre de commerce et d’industrie (CCI) ou de la chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) de Nice ;

  • d’organismes locaux spécialisés dans l’octroi de financements pour les jeunes entrepreneurs, comme Créa-Sol en région PACA.

Vous l’aurez compris, ce mode de financement est à privilégier lorsque vous avez essuyé plusieurs refus et que vous avez absolument besoin d’un capital de départ pour lancer votre activité.

  1. Le financement participatif (crowdfunding)

Le financement participatif est de plus en plus utilisé par les entrepreneurs souhaitant financer leur projet entrepreneurial. Et pour
cause, le financement participatif — autrement connu sous l’appellation crowdfunding — permet de demander à un grand nombre de personnes de vous aider à financer votre entreprise. Pour cela, vous pouvez demander le soutien financier de nombreuses personnes en créant une collecte sur internet. Cette collecte peut prendre la forme :

  • d’un prêt ;

  • d’une collecte de dons ;

  • d’investissements en contrepartie de parts dans le capital social
    de votre entreprise.

Pour organiser une campagne de financement participatif, veillez à choisir une plateforme de crowdfunding réglementée. Pour cela, vous pouvez vous fier au label « Plateforme de financement participatif régulée par les autorités françaises ».

  1. Les business angels

Les business angels — comme leur appellation l’indique — sont considérés comme des anges gardiens pour les jeunes entrepreneurs qui manquent de financement et aussi possiblement d’expérience dans l’entrepreneuriat.

En effet, les business angels représentent des personnes physiques qui choisissent d’investir des sommes plus ou moins importantes dans des entreprises et des start-ups qui semblent prometteuses pour eux.

Au-delà des sommes investies, les business angels proposent également bien souvent leurs expertises et leurs compétences en matière de création et de gestion d’une entreprise. En effet, les business angels sont bien souvent d’anciens dirigeants ou cadres qui ont de nombreuses années d’expérience dans la gestion d’une entreprise.

Pour convaincre d’éventuels business angels de participer à votre projet, vous devez pouvoir leur proposer un business plan complet et convaincant.

  1. Les fonds d’investissement

Les fonds d’investissement regroupent des investisseurs désireux d’obtenir des parts dans le capital social d’entreprises ou de sociétés à fort potentiel.

Si vous désirez créer une start-up ou reprendre une entreprise à Nice pour commercialiser un produit ou un service innovant, vous pouvez faire appel à des fonds d’investissement. Il existe pas moins de 300 fonds d’investissement sécurisés en France. Avec un business plan et un business model qui démontrent la faisabilité de votre projet entrepreneurial, vous trouverez certainement un ou plusieurs fonds prêts à investir dans votre entreprise. La contrepartie à consentir à ce type de financement est la prise de participation des investisseurs dans votre entreprise.

Vous pouvez retrouver tous les fonds d’investissement auprès de l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic).

  1. Les concours

À l’heure où l’entrepreneuriat se développe de plus en plus, les concours destinés aux jeunes créateurs d’entreprise se multiplient également. Ces concours sont bien souvent organisés à destination d’entrepreneurs présentant un profil ou un projet particulier (ex. : des start-ups innovantes dans les nouvelles technologies, des entrepreneurs développant des solutions pour protéger l’environnement, etc.).

Si vous remportez l’un de ces concours, vous pourrez bien souvent bénéficier d’un beau budget pour financer votre projet et assurer son développement. De plus, vous pourrez bénéficier d’un accompagnement personnalisé ainsi que du réseau d’investisseurs en contact avec l’organisme ayant organisé le concours.

  1. Les prêts interentreprises

Certaines entreprises sont également autorisées à prêter de l’argent à d’autres entreprises. Mais ce type de financement est réservé aux entreprises présentant un lien économique. De plus, l’entreprise prêteuse doit :

  • proposer un prêt qu’à titre accessoire à côté de son activité principale ;

  • proposer un prêt qui ne dépasse pas 2 ans ;

  • formaliser ce prêt avec un contrat de prêt.

Par conséquent, si vous souhaitez créer une nouvelle entreprise qui n’appartient pas à un groupe d’entreprises, ce mode de financement ne sera pas adapté à votre projet.

  1. Les aides à la création d’entreprise

En tant que repreneur ou créateur d’entreprise, vous pouvez bénéficier sous certaines conditions de l’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (l’ACRE qui était anciennement l’ACCRE).

Pour les créateurs et repreneurs d’une entreprise qui sont demandeurs d’emploi à Pôle emploi, vous pouvez également demander à convertir votre aide au retour à l’emploi (l’ARE) en financement pour créer une entreprise ou reprendre une entreprise avec l’aide à la reprise ou à la création d’entreprise (l’ARCE).

Pour ne pas perdre du temps inutilement à demander des financements qui ne correspondent pas à votre projet entrepreneurial, vous pouvez vous faire accompagner par notre cabinet d’experts-comptables. Nous pourrons voir avec vous quelle somme au minimum vous devrez recueillir pour vous assurer la création et le développement de votre entreprise, puis vous conseiller un mode de financement adapté à votre besoin.