Dernière mise à jour le 7 septembre 2022

Votre projet de création d’entreprise est aujourd’hui concret, pour cela félicitations, cette première étape nécessite un vrai travail qui n’est pas des moindres.

Votre business plan vous a permis de savoir où vous allez mais aussi d’identifier vos besoins financiers. Il est d’ailleurs important de ne pas les sous-estimer afin de sécuriser le démarrage de votre activité.

A ce stade, il est important d’identifier toutes les sources possibles de financement qui s’offre à vous selon votre projet et votre situation personnelle.

Comment financer sa création d’entreprise à Sophia Antipolis ?

Les fonds propres

La collecte de fonds auprès de l’entourage

Dans ce cadre là, le bénéficiaire est exonéré de droits jusqu’à 31 865 euros. Certaines conditions sont cependant à respecter pour le donateur : il doit avoir moins de 80 ans ; le bénéficiaire doit être son enfant, petit-enfant ou arrière petit-enfant (neveu/nièce si aucune descendance) ; le bénéficiaire doit être majeur ou mineur émancipé.

Ce don fait l’objet d’un acte notarial et le bénéficiaire doit avertir son centre des finances publiques sous un délai d’un mois.

L’apport en compte courant

Ce sont des apports de votre épargne personnel ou de vos proches qui pourront être repris dès que la trésorerie de l’entreprise le permettra. Vous pouvez également avancer des frais qui vous seront remboursés plus tard. Ces retraits ne seront donc pas imposables.

Le prêt d’honneur

Ce prêt est proposé par plusieurs réseaux d’accompagnement après le passage devant un jury – son avantage est qu’il est sans caution et sans garanties. Son taux est généralement à 0%. Ce montant est alors inscrit en apport en compte courant dans votre société.

Ce prêt permet ainsi de faciliter l’obtention de prêt auprès des établissements bancaires. Pour les projets les plus innovants, ce dernier pourrait atteindre jusqu’à 90 000 euros.

Les financements externes

Le prêt bancaire

Vous pouvez vous adressez auprès des organismes bancaires, mais cela relève parfois un défi en terme de garantie. C’est pour cela que les micro crédits ou prêts d’honneur servent souvent de garanties. Les banques financent uniquement les investissements durables et le stock de démarrage.

Vous avez besoin pour commencer de moyens financiers pour financer votre besoin en fonds de roulement, mais pour cela elles seront réticentes.

Le micro crédit

Ce type de crédit est proposé par des associations généralement pour les personnes qui rencontrent des difficultés à emprunter auprès des établissements de crédit. Il peut se compléter avec le prêt d’honneur. Il est octroyé d’après 3 critères : la motivation générale du porteur de projet ; le projet en lui-même ; et la capacité de remboursement.

Le financement participatif

Le principe de ce financement autrement appelé crowdfunding est de récolter des fonds à travers un large public. Attention, des statuts sont parfois réglementés pour certaines plateformes de crowdfunding, elles s’identifient ainsi par «Plateforme de financement participatif régulée par les autorités françaises».

Les incubateurs

Outre l’aspect conseils aux créateurs, les incubateurs permettent également de mettre en relation avec des investisseurs. On trouve des listes d’incubateurs sur des sites gratuits avec dépôt de candidature.

Les business angels

Les business angels interviennent dès lors que le projet est porteur de forte croissance. Ce sont des personnes physiques ayant eu une carrière riche en expériences et qu’ils souhaitent mettre à profit. Ils investissent mais aussi appuient les créateurs en terme de contacts et conseils.

Les fonds d’investissements

L’association des investisseurs pour la croissance propose environs 300 fonds d’investissements. Ce sont des actionnaires qui vous accompagnent en terme de financement, mais aussi en terme de stratégie permettant de créer de la valeur pour votre entreprise et ses parties prenantes.

Les prêts interentreprises

Les prêts interentreprises sont possibles depuis la loi pour la croissance d’activité et l’égalité des chances économiques pour les PME et ETI sous certaines conditions (pour les prêteurs) : cela doit être accessoire à leur activité principale ; durée maximale 2 ans ; sous forme de contrat prêt ; justification d’un lien économique entre les deux parties.

Les aides publiques

ARCE : Aide à la reprise et à la création d’entreprises

Cette aide s’adresse aux demandeurs d’emplois recevant une allocation d’ARE (allocation de retour à l’emploi). Celle-ci est proposée par Pôle Emploi et permet ainsi de prolonger leurs allocations du fait de la volonté de créer ou de reprendre une entreprise.

ACCRE : Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise

Cette aide est possible dans le cas où vous n’y avez pas prétendu durant les trois dernières années. Des conditions sont à respecter sur la part dans le capital.

Elle est cumulable avec le nouveau dispositif Nacre dans le cadre du démarrage de votre activité.

Cette aide offre un réel avantage : une exonération partielle des charges sociales de l’entrepreneur.

NACRE : Nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’entreprise

Cet accompagnement offre une aide financière sous la forme d’un prêt à taux 0% à hauteur de 10 000 euros. La durée maximale du prêt est de 5 ans.

JEI/JEU : Jeune entreprise innovante ou universitaire

Ce statut est possible dans le cas où l’entreprise emploie beaucoup de moyens dans la recherche et le développement. L’entreprise peut alors bénéficier d’exonérations fiscales mais aussi sociales.

Attention pour bénéficier de ce statut il y a de nombreuses conditions. N’hésitez pas à faire appel à un expert-comptable pour vérifier l’ensemble de ces conditions.

CIR : Crédit impôt recherches

Ce crédit d’impôt est ouvert aux entreprises effectuant de la recherche et du développement. Le taux varie selon le montant de l’investissement. Un imprimé spécial doit accompagné votre déclaration de résultat pour pouvoir l’obtenir.

Les entreprises bénéficiant déjà d’une exonération d’impôt est exclue du dispositif sauf les JEI/JEU. L’entreprise doit employer moins de 250 salariés et réaliser un chiffre d’affaires annuel inférieur à 50 millions d’euros et un total bilan inférieur à 43 millions d’euros.