La crise Covid-19 a eu un impact conséquent sur notre économie, de part divers confinements et d’incertitudes. Elle a touché directement ou indirectement chaque entreprise et donc chaque entrepreneur. On a pu observer la mise en place de plusieurs aides de l’État pour faire face  à cette crise: le fonds de solidarité, le report de cotisations sociales, l’aide financière exceptionnelle etc.

Au-delà de ces aides spécifiques, d’autres dispositifs et aides  mis en place bien en amont de la crise restent toujours disponibles et peuvent être une excellente alternative pour faire face à la crise. Nous allons dans cet article nous pencher sur les différentes aides existantes, qui sont souvent devancées par les aides covid-19, mais tout autant efficaces et importantes. 

 

L’ACRE : Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise

 

L’ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise, anciennement ACCRE) consiste en un exonération partielles de cotisations sociales pendant un an pour le créateur ou repreneur d’entreprise qui se rémunère. Ce dispositif allège considérablement un poste important pour toute entreprise: celui des charges sociales (seulement celles du dirigeant) et permet donc à la structure nouvellement créée un peu plus de marge sur sa trésorerie. Ainsi, le dirigeant peut se permettre de se rémunérer afin de s’assurer un revenu professionnel pour faire face aux charges personnelles, ce qui limite les risques pour le créateur ou repreneur d’entreprise…

 

Comme toute aide, l’exonération d’ACRE, ainsi que les critères d’éligibilité  diffèrent en fonction du statut du créateur  ou de la reprise de l’entreprise en fonction de si vous relevez ou non du régime et la micro entreprise et donc du régime micro social. Vous retrouverez le détail des exonération, ainsi que les critères directement sur le site de l’URSSAF: site de l’URSSAF (détail des exonération ACRE)

 

Enfin, concernant les formalités, si le créateur/repreneur ne relève pas du régime micro-social, aucune demande n’est à faire, l’ACRE est accordée automatiquement. En revanche, si celui-ci relève du régime micro-social, une demande est à faire auprès de l’URSSAF via le formulaire: demande d’ACRE au plus tard 45 jours après la création. Afin de ne pas oublier d’effectuer cette formalité, il est plus judicieux de faire la demande en même temps que la création de votre structure.

Le NACRE (Nouvel Accompagnement à la Création ou à la Reprise d’Entreprise)

 

Le NACRE (Nouvel Accompagnement à la Création ou à la Reprise d’Entreprise) est un dispositif créé en 2009 afin d’apporter une aide à la fois financière aux entreprises nouvellement créées ou reprises ainsi qu’une aide d’accompagnement à la fois en amont du projet mais aussi dans le suivi et le développement. 

Il se décompose en plusieurs phases: la phase 1, l’aide au montage du projet, la phase 2, le financement (prêt à taux 0% pouvant aller jusqu’à 10 000 €) et la phase 3 le suivi et l’accompagnement pendant 3 ans. 

 

Ce dispositif est aujourd’hui un dispositif régional et est donc géré par les conseils régionaux. Les conseils régionaux font appel à des organismes agréés qui peuvent vous accompagner dans les trois phases, comme, par exemple Initiative France, premier réseau associatif de financement et d’accompagnement des créateurs, repreneurs et développeurs d’entreprise.

Le dispositif n’est ouvert qu’à une certaine catégorie de créateurs d’entreprise. Vous devez être dans une des situations répertoriées sur le site dédié au dispositif que vous retrouverez en cliquant ici

Une fois votre éligibilité vérifiée, n’hésitez pas à vous rapprocher soit de votre conseil régional, de pôle emploi ou bien de tout autre organisme qui vous accompagne dans votre projet de création. 

 

Au-delà de l’aspect financier, c’est un dispositif qui dont la force est dans l’accompagnement de l’entrepreneur et le suivi, surtout qu’un entrepreneur accompagné à deux beaucoup plus de chance de s’en sortir.  

ARE ou ARCE

 

Pôle emploi encourage la création d’entreprise, vous pouvez bénéficier de deux aides différentes et  non cumulables. 

 

La première étant le maintien de vos Allocations de Retour à l’Emploi (ARE) : il s’agit de maintenir vos allocations comme un demandeur d’emploi tout en étant dirigeant d’entreprise, à condition de ne pas se verser de salaire. À défaut, s’il y a un versement de salaire, vos droits seront recalculés et en fonction du montant de votre rémunération le versement de vos allocations sera repoussé. En conséquence, cette stratégie va vous permettre de développer votre société, tout en ayant une sécurité financière tous les mois. 

 

Cependant, que se passe-t-il si vos allocations ne vous sont pas suffisantes pour vivre ? Ou bien, si le montant de votre investissement de départ est élevé et que vous n’avez pas suffisamment de fonds pour le financer ?

 

Dans ce cas, la seconde aide qui est l’Aide à la Reprise et à la  Création d’Entreprise (ARCE) peut-être intéressante. Elle consiste à un versement en capital de 45% de vos reliquats de droits restants. Notons que sur ce montant, la moitié est perçue à la création de votre structure et l’autre moitié après six mois d’activité. Il s’agit donc d’un versement sous forme de capital qui va vous permettre de disposer de suffisamment de fonds  pour mener à bien votre projet. 

 

Vous l’avez bien compris, entreprendre avec les indemnités chômage est une richesse financière pour votre structure et permet de vous sécuriser financièrement. Pour cela, avant de faire votre choix, il convient de faire un état des lieux de vos besoins et de bien définir votre stratégie entrepreneuriale. 

 

AGEFIPH (Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées)

L’AGEFIPH (Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées) est un organisme qui accompagne les créateurs/repreneurs d’entreprises reconnus en tant que personne handicapée par le biais de services, de formations, de conseils et d’aides financières. 

 

En fonction de votre situation, de votre projet de de vos besoins, l’AGEFIPH vous orientera vers les différentes aides misent à votre disposition. Pour en faire la demande, vous pouvez directement vous rendre sur le site de l’AGEFIPH ou bien passer par votre conseiller pôle emploi ou la mission locale de votre commune. 

RSA (Revenu de Solidarité Active)

 

Les chefs d’entreprises peuvent eux aussi bénéficier du RSA (Revenu de Solidarité Active). Il s’agit d’une aide financière  qui assure un minimum de revenus, en prenant en compte certains critères, notamment les revenus foyer. 

 

Il peut être une très bonne alternative et solution pour un(e) dirigeant(e) qui ne se rémunère pas afin de ne pas utiliser la trésorerie de l’entreprise pour l’utiliser à des fins de développement de l’activité (marketing, commercial, prospection, acquisition de nouveaux clients …

La demande est à faire auprès de la Caisse d’ Allocations Familiales, vous pouvez directement vous rendre sur le site suivante pour faire une simulation dans un premier temps, puis faire la demande en ligne: simulation et demande de RSA

 

FGIF (Fonds de Garantie à l’Initiative des Femmes)

 

Le Fonds de Garantie à l’Initiative des Femmes (FGIF) est, comme son nom l’indique, est une aide destinée aux cheffes d’entreprises. Ce n’est pas une aide financière directe mais c’est un dispositif qui va faciliter l’accès au prêt bancaire à l’initiative des femmes. Il couvre jusqu’à 80% du montant du prêt bancaire, il peut atteindre jusqu’à 50 000€ de montant garanti. 

Aussi, si votre projet nécessite des investissements et que vous souhaitez contracter un prêt bancaire, n’hésitez pas à contacter l’association territoriale France active de votre région

ASS (Allocation de Solidarité Spécifique)

L’Allocation de Solidarité Spécifique (ASS) est une aide financière qui intervient dans la continuité de l’Aide de Retour à l’Emploi (ARE). Elle est d’une durée de 6 mois et d’un montant journalier de 16.91€. Pour pouvoir y prétendre, il faut répondre à certaines conditions, que vous retrouverez directement sur le site du pôle emploi. Une fois votre éligibilité vérifiée, il n’y a aucune démarche spécifique à réaliser, cette aide sera disponible directement dans l’espace personnel. 

Prêts bancaires et prêts d’honneur

Enfin, si votre projet nécessite des investissements, le prêt bancaire est la solution la plus répandue auprès de créateurs et repreneurs d’entreprise. Pour pouvoir y prétendre, il faut en amont bien avoir préparé son projet et constituer son business plan. La banque ne se base plus que sur le prévisionnel financier mais sur son ensemble (l’adéquation homme/projet, les aspects commerciaux, marketing etc.). Aussi, il est important de préparer son projet et son business plan avec un professionnel qui a une vision globale du monde de l’entrepreneuriat et qui saura vous guider dans votre analyse. 

Par ailleurs, en complément des prêts bancaires, il est possible de demander un prêt d’honneur ( de 1000€ à 80 000€). Ce prêt est octroyé sous certaines conditions sous réserve de la validation par un comité de professionnel, pour une durée de 1 à 7 ans.  

Pour en faire la demande, il faut se rapprocher d’un réseau de financement habilité à octroyer le prêt, tel que l’Adie ou bien Initiative France. 

 

Enfin, il y a de nombreuses aides mises en place pour aider les projets entrepreneuriaux à démarrer mais aussi à se développer et à durer dans le temps. Qu’elles soient financières ou bien qu’elles relèvent du conseil, elles sont toutes aussi importantes les unes que les autres. Face à leur pluralité, n’hésitez pas à vous inscrire à nos webinars afin d’en savoir plus en cliquant sur le lien suivant: webinars numbr paris ou bien à nous contacter afin d’évaluer vos besoin et vous guider vers les aides les plus pertinentes, en cliquant ici.