On entend ce terme à tout va, parfois à tort, à tel point que l’on a cru à un effet de mode. Vous n’en pouvez plus, vous vous sentez étouffé, perdu sous la masse de choses à gérer, vous souffrez de troubles de sommeil vous repassant en boucles les dossiers à traiter ?  Le “burn-out”, c’est quoi au juste ? Pourquoi on y est sujet et comment l’éviter ? Focus sur un syndrome répandu, et un sujet brûlant.

 

Qu’est-ce que le burn out ? 

Commençons par en définir les termes. Tout n’est pas burn-out. Vous avez une grosse envie de vacances aux Caraïbes ou vous vous sentez d’humeur à hurler sur un client ? Ce n’est pas forcément un burn-out, juste un gros ras-le-bol. Le « syndrome de l’épuisement professionnel » répond à un diagnostic. Il correspond plus exactement à une fatigue intense et à un profond manque de motivation suite à une longue période de surmenage. Salarié soumis à une grosse pression, patrons gérants avec d’importantes responsabilités, mais aussi et surtout entrepreneurs et indépendants y sont sujets. Les freelances, à la liberté largement enviée, mais également loin de la stabilité financière du salariat sont touchés par ce surmenage qui a des conséquences sur l’attention, le sommeil ou même l’alimentation. En clair ? C’est quand on est au bout du rouleau.  

 

Pourquoi le burn-out touche-t-il les freelances ? 

Les freelances, premiers touchés par le burn-out ? Il semblerait qu’en la matière, entrepreneurs, travailleurs indépendants et freelances soient des victimes de prédilection. Si, pour beaucoup, l’entrepreneuriat est synonyme de liberté : nouvelles rencontres, nouveaux projets, opportunités diverses, certains s’enferment dans cette activité qui absorbe toute leur énergie. Le freelance est freelance car il est passionné par son travail, qui n’est plus simplement alimentaire, mais une véritable vocation. Résultat ? Il ne compte pas ses heures et n’en peut plus ! Il a des difficultés à prendre des pauses, à décrocher. 

Si l’entrepreneuriat est très enrichissant, exaltant, il n’en reste pas moins un travail instable. Les freelances ont tendance à jongler entre des périodes très chargées, et d’autres durant lesquelles il s’agit du calme plat… Cette variation de travail à fournir peut ajouter un stress supplémentaire et accentuer un certain mal-être chez les entrepreneurs. Si l’on ajoute le stress d’un revenu fluctuant, on a les bons ingrédients pour un début de burn-out… 

Le bonus ? Un manque de soutien, puisque le travail de freelance est souvent un travail solitaire, la pression que l’on se met, et parfois le manque de compréhension de l’entourage pour qui freelance = la belle vie, on peut toucher le fond, et donc arriver à ce fameux burn-out. 

Comment éteindre l’incendie ? On vous explique. 

 

Freelances : comment éviter le burn-out ? 

Même si le burn-out est commun aux freelances, il ne s’agit pas d’une fatalité, loin de là ! Il est tout à fait possible d’exercer son activité de manière sereine, ou bien de se relever après une période de surmenage. Suivez le guide ! 

Pour commencer, il est important d’aménager un cadre de travail agréable. Travailler plusieurs heures dans la même pièce ne doit pas être une corvée, encore moins lorsqu’il s’agit d’être chez soi. Disposer d’un bureau apaisant, une pièce consacrée permet de faire une véritable pause lorsque l’on en sort. Les problèmes, le stress, y restent, vous passez à autre chose, chose impossible si l’on travaille dans son salon par exemple ! Pensez barrière physique, distanciation concrète !  

Par ailleurs, avoir foule de clients peut être synonyme de plus de gains. Mais si certains vous rendent anxieux, nerveux, stressés, mieux vaut faire le tri et soigner des collaborations pérennes, donc plus rentables, avec ceux qui sont des interlocuteurs affables. Car, bien souvent, 80% des problèmes des freelances proviennent de 20% de leurs clients… Conserver les clients les moins difficiles (quand cela est possible) permet de réduire le stress, et de ne plus avoir le ventre noué lorsque la journée démarre.

Quant aux clients qui ne remercient pas du travail fourni, il vaut mieux ne pas en tenir compte. Bien souvent, d’autres tâches les accaparent, si bien qu’ils passent à la trappe certaines politesses pour gagner du temps. Ne vous formalisez pas pour si peu, et ne doutez pas de vos compétences. Prendre confiance en soi est la clé pour rester motivé et prendre plaisir à réaliser l’activité en question.

 

En cas de doute, les freelances ne doivent pas hésiter à se tourner vers leurs proches. Même si ces derniers ne sont pas entrepreneurs, ils restent néanmoins de véritables piliers pour conserver le moral. Qu’il s’agisse d’un pique-nique, d’un cinéma ou d’un week-end entre amis, il est important de se créer de petites bulles de bonheur au quotidien. Dans les journées difficiles, foncez aux cafés ou assemblées, espaces de co-working  pour rencontrer d’autres entrepreneurs, et échanger des idées ou bien nouer des liens. Idéal pour agrandir son cercle de relations, et ne pas se sentir seul dans des moments plus intenses ! 

 

La dernière bonne idée pour ne pas craquer ? S’imposer des pauses sportives. L’exercice physique – on n’invente rien – est un exutoire formidable pour évacuer le stress, ne penser à rien, et même en sortir euphorique, et lessivé. Il est donc important de s’aérer en faisant de l’exercice. Le simple fait de marcher une heure par jour est bénéfique pour le corps et l’esprit. Grâce à une activité physique, il est plus facile de réduire les tensions accumulées et de mettre au clair les idées qui nous viennent. Un esprit sain dans un corps sain…

 

Et vous quels sont vos astuces pour ne pas craquer sous la pression, gérer la fatigue des périodes de rush, et aborder le travail de freelance en toute sérénité ?